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Wild Modus rassemble des recherches, expérimentations collectives, références, intuitions, systèmes, objets, techniques et observations issus de domaines multiples : architecture, design, fabrication, construction, anthropologie, société, économie politique, technologies, usages, matières, territoires, culture visuelle ou outils numériques.

Pensé comme un espace libre d’exploration et de collecte, ce projet accueille aussi bien des pistes concrètes que des hypothèses inachevées, des essais, des archives, des réflexions prospectives, des documents techniques ou des formes émergentes encore instables. Certains contenus pourront trouver une application directe, d’autres resteront simplement comme traces d’une époque, d’une idée ou d’une tentative.

Wild Modus fonctionne avant tout comme un recueil transversal sans objectif unique ou finalité strictement définie. Il s’agit moins de produire des réponses que d’accumuler, relier, observer et conserver des éléments susceptibles de nourrir une compréhension plus large des transformations contemporaines.

L’ensemble compose progressivement une matière ouverte, évolutive et collective donnant une lecture du présent et laissant apparaître, parfois de manière imprévue, certaines intuitions ou directions possibles pour demain.

Cours privé
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Responsable Nathan Vandergeeten
Dernière mise à jour 08/06/2026
Temps d'achèvement 4 heures 15 minutes
Membres 5
Créativité Curiosité Anthropologie Optimisme Innovation Technique Construction Veille Outil
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L’Inde va-t-elle sauter l’étape des énergies fossiles pour entrer directement dans l’ère électrique ?

Le développement économique a longtemps été associé à une trajectoire considérée comme presque universelle : industrialisation massive, exploitation du charbon, dépendance au pétrole et au gaz, puis transition progressive vers des énergies plus propres une fois la prospérité atteinte. Cette réflexion interroge la possibilité qu’un pays comme l’Inde emprunte désormais une voie différente, en accédant directement à une économie davantage fondée sur l’électricité et les énergies renouvelables plutôt que sur une longue phase dominée par les combustibles fossiles. 


Référence bibliographique détaillée :

POURSAIN, Clément. « L’Inde va-t-elle sauter l’étape des énergies fossiles pour entrer directement dans l’ère électrique ? ». Slate.fr, rubrique Monde, publié le 23 mai 2026 à 9h55. Analyse consacrée aux transformations du modèle énergétique indien et à la possibilité d’un développement économique davantage fondé sur l’électrification et les énergies renouvelables que sur une dépendance prolongée aux combustibles fossiles. Le texte s’appuie notamment sur une analyse du groupe de réflexion Ember relayée par Forbes et examine les enjeux industriels, technologiques, géopolitiques et environnementaux liés à l’évolution du système énergétique indien dans un contexte mondial de transition énergétique.

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Habiter dans un conteneur ? Face aux sinistres, l’habitat modulaire gagne du terrain au Portugal

Face à l’intensification des catastrophes climatiques et à la pression croissante sur le logement, les constructions modulaires et industrialisées connaissent un développement rapide au Portugal. Utilisés aussi bien pour le relogement d’urgence que pour des projets résidentiels, médicaux ou tertiaires, les modules préfabriqués et conteneurs maritimes apparaissent comme des solutions capables de répondre aux enjeux contemporains de rapidité, de coût et d’adaptabilité. 

Le document met en lumière l’évolution des perceptions autour de l’habitat modulaire, désormais considéré comme une alternative crédible à la construction traditionnelle dans certains contextes. Grâce à des procédés industrialisés, une grande partie des éléments constructifs est fabriquée en atelier puis assemblée sur site, permettant une réduction importante des délais de chantier et une meilleure maîtrise des coûts. 

Les exemples présentés montrent également comment ces systèmes constructifs participent au développement de nouvelles stratégies de résilience urbaine, particulièrement dans les situations post-catastrophe, tout en ouvrant des perspectives plus larges pour l’évolution des modes de construire contemporains. 


Référence bibliographique :

« Logement. Habiter dans un conteneur ? Face aux sinistres, l’habitat modulaire gagne du terrain au Portugal ». Courrier international, 16 mai 2026. 

Référence bibliographique détaillée :

COURRIER INTERNATIONAL. « Logement. Habiter dans un conteneur ? Face aux sinistres, l’habitat modulaire gagne du terrain au Portugal ». Courrier international, rubrique Société / Portugal / Logement, publié le 16 mai 2026 à 13h21 et mis à jour le 16 mai 2026 à 17h44. Article consacré à l’essor des constructions modulaires, préfabriquées et réalisées à partir de conteneurs maritimes dans le contexte des catastrophes climatiques et de la crise du logement au Portugal. 

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Opinions et idées: comment les frontières de ce qui est acceptable ou intolérable se déplacent-elles dans notre société?

Les frontières de ce qui est considéré comme acceptable, tolérable ou au contraire choquant évoluent continuellement au sein des sociétés contemporaines. Certaines idées autrefois marginales ou jugées impensables finissent progressivement par entrer dans le débat public, être discutées, médiatisées puis parfois normalisées. Cette réflexion explore les mécanismes psychologiques, sociaux et médiatiques qui participent à ces déplacements progressifs des normes collectives et des seuils de tolérance. 

Les analyses développées montrent que ce que nous percevons comme « normal » ne relève pas uniquement de convictions individuelles, mais se construit collectivement à travers les interactions sociales, les discours politiques, les médias, les figures d’autorité et les dynamiques de groupe. Les recherches en psychologie sociale mobilisées mettent en évidence le rôle central de la répétition, de la visibilité médiatique et de la légitimation institutionnelle dans la transformation progressive des représentations collectives. 

La réflexion s’appuie notamment sur les travaux de Muzafer Sherif, Solomon Asch, Albert Bandura ou encore Damon Centola afin d’expliquer comment certaines idées gagnent progressivement en acceptabilité sociale lorsqu’elles sont relayées par des acteurs perçus comme légitimes ou intégrées durablement dans l’espace public. Les phénomènes de « contagion complexe », de normalisation sociale ou d’apprentissage par imitation y sont mobilisés pour analyser les évolutions contemporaines des débats politiques et culturels. 

Une attention particulière est également portée au rôle des médias dans la construction de l’agenda public. En donnant une visibilité répétée à certains thèmes ou discours, même controversés, les environnements médiatiques participent à modifier les cadres de perception collectifs et les limites du pensable. Les exemples contemporains liés aux discours sur l’immigration, l’extrême droite ou encore la criminalisation de certains mouvements écologistes illustrent ces mécanismes de déplacement progressif des normes sociales et politiques. 

L’ensemble rappelle toutefois que ces processus ne sont ni automatiques ni irréversibles. Les sociétés développent également des formes de résistance, de vigilance critique et de réaffirmation morale face à certaines évolutions jugées dangereuses ou incompatibles avec des principes fondamentaux. Les exemples historiques liés à Simone Veil ou Robert Badinter montrent ainsi comment certaines transformations progressistes ont elles aussi déplacé les seuils du tolérable en redéfinissant publiquement les cadres éthiques et juridiques de leur époque. 

Référence bibliographique :

D’ALEXANDRY, Lee-Ann ; GIRANDOLA, Fabien ; SOUCHET, Lionel. « Opinions et idées : comment les frontières de ce qui est acceptable ou intolérable se déplacent-elles dans notre société ? ». Slate.fr, rubrique Société, publié le 24 mai 2026 à 17h00. Texte consacré aux mécanismes psychologiques et sociaux de normalisation des idées dans l’espace public contemporain, mobilisant des travaux issus de la psychologie sociale, des sciences politiques et des sciences de la communication afin d’analyser les transformations des seuils collectifs de l’acceptable et du tolérable. Contribution de Lee-Ann d’Alexandry, psychologue clinicienne et doctorante en psychologie sociale à l’université d’Aix-Marseille, Fabien Girandola, professeur de psychologie sociale à l’université d’Aix-Marseille, et Lionel Souchet, maître de conférences en psychologie sociale et communication à l’université d’Aix-Marseille. Texte republié depuis The Conversation sous licence Creative Commons.

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Comment réconcilier les villes et les campagnes ? | Les idées larges | ARTE

L’urbanisation massive du monde est ici interrogée à travers une réflexion critique sur la rupture progressive entre architecture, agriculture et territoires vivants. En s’appuyant sur les travaux de l’architecte et théoricien Sébastien Marot, l’ensemble propose de repenser les liens historiques entre villes, campagnes, production alimentaire et modes d’habiter face aux limites écologiques contemporaines.

Les analyses développées montrent comment l’expansion continue des villes, l’industrialisation agricole et l’exode rural ont progressivement dissocié les espaces de vie des espaces de production. Cette séparation est présentée comme l’un des fondements des déséquilibres environnementaux actuels, mais également comme une transformation culturelle profonde du rapport humain au territoire, à la nature et aux ressources.

La réflexion explore également les perspectives d’un monde « post-urbain », dans lequel l’architecture, l’agriculture et l’aménagement du territoire seraient repensés de manière plus locale, résiliente et écologique. Les notions de permaculture, de sobriété énergétique, de relocalisation et de réconciliation entre ville et campagne y occupent une place centrale.

Référence bibliographique :

ARTE. Les idées larges — Réconcilier architecture et agriculture avec Sébastien Marot. Série documentaire. France : ARTE, 2025.

Référence bibliographique détaillée :

BOUSENNA, Youness. Les idées larges — Réconcilier architecture et agriculture avec Sébastien Marot. Épisode de la série documentaire Les idées larges, réalisé par Jean-Baptiste Mihout et Youness Bousenna, produit par Upian Productions pour ARTE, 2025. Entretien consacré aux relations historiques entre architecture, agriculture et urbanisation à travers les travaux de Sébastien Marot, enseignant à l’École d’architecture de la ville & des territoires de l’université Gustave-Eiffel et auteur de Prendre la clef des champs (Wildproject, 2024). Réflexion portant sur les limites de l’urbanisation contemporaine, les enjeux écologiques des territoires et les perspectives de réconciliation entre espaces urbains et ruraux. Disponible sur YouTube — ARTE.

La dernière Ville Brasserie d'Europe
La dernière Ville Brasserie d'Europe
Aperçu

L’article retrace l’histoire singulière de Freistadt, une petite ville autrichienne dont l’organisation sociale et économique reste profondément liée à la bière depuis le Moyen Âge. Dès 1363, le duc Rodolphe IV accorde aux citoyens le droit de brasser leur propre bière. Ce privilège était réservé aux propriétaires de maisons situées à l’intérieur des remparts, créant ainsi un lien direct entre propriété immobilière, statut social et activité économique. Au XVIIIe siècle, les habitants rachètent collectivement une brasserie extérieure à la ville et institutionnalisent un modèle communal unique : chaque maison du centre historique devient associée à des parts de la brasserie. 

Sur le plan économique, la brasserie fonctionne selon une logique coopérative ancienne. Les parts ne sont pas exprimées en pourcentage mais en « seaux » (« Eimer »), ancienne unité de mesure correspondant à 56 litres. La valeur des droits dépend historiquement de la taille des maisons. Aujourd’hui encore, les propriétaires perçoivent une rémunération, désormais financière et non plus en bière. Ce modèle favorise une économie relativement stable et enracinée localement : les bénéfices sont largement réinvestis dans l’entreprise plutôt que distribués massivement aux actionnaires. La possession d’une maison dans la vieille ville augmente également la valeur du bien immobilier grâce au prestige associé à la copropriété de la brasserie. 

Du point de vue de la gouvernance, Freistadt constitue un exemple rare de gouvernance communautaire héritée d’un système préindustriel. Les propriétaires disposent d’un droit de vote et participent chaque année à une assemblée générale examinant les résultats de la brasserie. L’administrateur agit comme représentant des copropriétaires et peut intervenir dans la gestion si celle-ci ne correspond plus aux attentes collectives. Le pouvoir économique reste donc fortement ancré dans la communauté locale, contrairement aux modèles industriels contemporains dominés par des groupes internationaux. 

Anthropologiquement, l’article montre comment une activité économique peut devenir un élément structurant de l’identité collective. La brasserie dépasse la simple fonction de production : elle agit comme symbole culturel, mémoire historique et facteur d’appartenance sociale. Les habitants se disent fiers d’être copropriétaires de cette institution, ce qui explique la rareté des ventes immobilières dans le centre historique. L’héritage brassicole participe ainsi à la cohésion sociale, à la transmission intergénérationnelle et à la construction d’une identité urbaine spécifique. La ville apparaît comme un exemple de patrimoine vivant où économie, culture et organisation sociale restent intimement liées.



HANNSOLER, Lara, « La dernière ville-brasserie d’Europe », Courrier international, n° 1852, du 30 avril au 6 mai 2026, traduction d’un article publié dans Wiener Zeitung le 13 mars 2026.

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Fensfeltet, le gisement norvégien qui pourrait rendre l’Europe autosuffisante en terres rares

Les terres rares occupent aujourd’hui une place stratégique dans les équilibres industriels, technologiques et géopolitiques mondiaux. Utilisées dans les véhicules électriques, les éoliennes, les systèmes militaires ou les technologies numériques, elles sont devenues essentielles à la transition énergétique et à l’industrie contemporaine. Dans ce contexte, la découverte et le développement du gisement de Fensfeltet, en Norvège, pourraient profondément modifier la dépendance européenne vis-à-vis de la Chine, qui domine actuellement le marché mondial du raffinage et de l’exportation de ces métaux critiques. 

Le développement potentiel de cette mine soulève toutefois des enjeux complexes mêlant souveraineté industrielle, transition écologique, protection de la biodiversité et financement public. Les réflexions présentées mettent en lumière les tensions croissantes entre impératifs climatiques, besoins technologiques et préservation des milieux naturels, dans un contexte où l’Europe cherche à sécuriser ses ressources stratégiques tout en réduisant sa vulnérabilité géopolitique. 

Référence bibliographique détaillée :

« Fensfeltet, le gisement norvégien qui pourrait rendre l’Europe autosuffisante en terres rares ». Courrier international, rubrique Ressources / Géopolitique / Transition énergétique, publié le 28 mai 2026. Analyse consacrée au développement du gisement norvégien de Fensfeltet, considéré comme l’une des plus importantes réserves européennes de terres rares, et aux enjeux géopolitiques, environnementaux et industriels liés à l’autonomie stratégique européenne dans le domaine des métaux critiques.

Dessin de Cost paru dans Le Soir, Bruxelles

  Politiken  (Copenhague)

Fondé en 1884, Politiken est aujourd’hui un journal de centre gauche qui se donne encore l’image d’un certain “radicalisme culturel”. Son slogan est “Le journal vivant”, mais ce pourrait être “Le journal clivant”. Soit on adore Politiken, soit on adore le détester. Ce quotidien social-libéral compte de magnifiques plumes, dont plusieurs sont célèbres pour leur humour. Les lecteurs, qui appartiennent à la classe moyenne supérieure et habitent pour la plupart à Copenhague, l’apprécient aussi parce qu’il couvre tous les types de cultures – du hip-hop à l’architecture. Mais ils aiment surtout Politiken pour la même raison que d’autres le détestent : son côté militant, qui, pour certains, va jusqu’à la provocation. Par exemple, le journal ne se gêne pas, si l’histoire l’exige, pour montrer des gens nus – et souvent pas très beaux.

En 2010, Politiken s’est excusé auprès de huit organisations musulmanes pour avoir publié, comme son concurrent Jyllands-Posten, des caricatures du prophète Mahomet. Cette démarche a été fortement critiquée par l’ensemble du monde médiatique et politique du royaume, qui estimait qu’il ne fallait pas renoncer à la liberté de l’expression. Mais ce genre de critique n’a jamais dérangé Politiken, qui continue son action militante.
L’IA va-t-elle tuer Internet ? | Documentaire 2025 | ARTE
L’IA va-t-elle tuer Internet ? | Documentaire 2025 | ARTE
Aperçu

À l’heure où les contenus générés par l’intelligence artificielle envahissent progressivement les plateformes numériques, ce documentaire interroge les transformations profondes du Web contemporain et les conséquences culturelles, économiques et politiques de cette automatisation massive de l’information. Entre promesse technologique et saturation numérique, il questionne la capacité d’Internet à demeurer un espace de connaissance, de création et de circulation du savoir.

Le récit met en lumière la prolifération de contenus synthétiques produits automatiquement : livres générés sans auteur réel, musiques créées par algorithmes, vidéos automatisées, faux influenceurs ou systèmes de désinformation amplifiés par l’IA. À travers plusieurs enquêtes et expérimentations, il révèle également les réalités souvent invisibilisées derrière ces technologies, notamment le travail humain précaire mobilisé pour entraîner et modérer les intelligences artificielles.

Sont notamment abordés :

  • la génération automatisée de contenus numériques ;
  • les transformations culturelles du Web ;
  • la désinformation et les contenus synthétiques ;
  • les enjeux économiques des plateformes numériques ;
  • les modèles d’exploitation liés à l’intelligence artificielle ;
  • les impacts sur la création, la connaissance et l’information ;
  • les rapports entre innovation technologique, pouvoir et contrôle des données ;
  • l’avenir d’un Internet libre et ouvert.

À travers une approche à la fois critique, pédagogique et prospective, l’ensemble interroge la manière dont l’intelligence artificielle transforme notre rapport au réel, à la confiance, à la création et à la valeur même de l’information dans les environnements numériques contemporains.

Référence bibliographique :

SIXTUS, Mario. Internet ou la grande intoxication par l’IA ?. Documentaire télévisé. Allemagne : ARTE, 2025, 52 min.

Référence bibliographique détaillée :

SIXTUS, Mario. Internet ou la grande intoxication par l’IA ?. Documentaire réalisé par Mario Sixtus. Production ARTE, Allemagne, 2025, 52 minutes. Documentaire consacré aux transformations contemporaines du Web sous l’effet de la prolifération des contenus générés par intelligence artificielle, aux enjeux de désinformation, aux modèles économiques des plateformes numériques ainsi qu’aux impacts culturels, sociaux et politiques de l’automatisation des contenus en ligne. Disponible jusqu’au 30 décembre 2025 sur les plateformes d’ARTE.

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Pouvons-nous faire décroître l'économie ? | 42 - La réponse à presque tout  | ARTE
Pouvons-nous faire décroître l'économie ? | 42 - La réponse à presque tout | ARTE
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La croissance économique est ici interrogée comme fondement central des sociétés contemporaines et comme horizon présenté depuis des décennies comme indispensable au progrès collectif. À travers une approche scientifique et critique, cette réflexion questionne les limites écologiques, sociales et matérielles d’un modèle reposant sur l’augmentation continue de la production, de la consommation et de l’exploitation des ressources.

Les analyses développées explorent les notions de sobriété, de post-croissance et de décroissance, non comme simples slogans idéologiques, mais comme hypothèses économiques et sociétales envisageables face aux crises climatiques, énergétiques et environnementales actuelles. L’ensemble examine les risques, les tensions et les transformations qu’impliquerait une réduction volontaire de certaines activités économiques dans les sociétés industrialisées.

Sont notamment abordés :

  • les fondements historiques de la croissance économique ;
  • les limites écologiques des modèles productivistes ;
  • les enjeux énergétiques et climatiques ;
  • les concepts de sobriété et de décroissance ;
  • les rapports entre consommation, prospérité et bien-être ;
  • les dépendances structurelles des économies contemporaines ;
  • les risques sociaux et politiques liés aux transitions économiques ;
  • les alternatives possibles aux modèles de croissance infinie.

À travers des analyses économiques, scientifiques et philosophiques, l’ensemble invite à repenser les notions de richesse, de progrès et de prospérité dans un monde confronté aux limites physiques de ses ressources et aux déséquilibres produits par les logiques de croissance permanente.

Référence bibliographique :

ARTE. Que risquerait-on à faire décroître l’économie ?. Série documentaire scientifique. Allemagne : ARTE, 2024, 25 min.

Référence bibliographique détaillée :

ARTE. Que risquerait-on à faire décroître l’économie ?. Série documentaire scientifique produite par ARTE, Allemagne, 2024, 25 minutes. Réflexion consacrée aux limites du modèle de croissance économique contemporaine, aux enjeux écologiques et énergétiques ainsi qu’aux concepts de sobriété, de post-croissance et de décroissance dans les sociétés industrialisées. Disponible jusqu’au 12 mai 2027 sur les plateformes numériques d’ARTE.

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Solitude, un drame silencieux | Tracks East | ARTE

La solitude apparaît aujourd’hui comme l’un des paradoxes majeurs des sociétés contemporaines : alors que les moyens de communication et de connexion n’ont jamais été aussi développés, les sentiments d’isolement, de détachement et de fragilité relationnelle progressent dans de nombreux contextes sociaux. À travers des témoignages, des analyses sociologiques et des observations du quotidien, ce documentaire interroge les transformations profondes des liens humains dans les sociétés modernes.

Les réflexions développées mettent en lumière l’impact de l’individualisation des modes de vie, des transformations du travail, des réseaux sociaux numériques et de l’évolution des structures familiales sur les relations humaines. La solitude y est abordée non seulement comme une expérience intime, mais également comme une question sociale et politique touchant toutes les générations.

L’ensemble explore également les conséquences psychologiques et sanitaires de l’isolement prolongé, tout en présentant certaines initiatives collectives, associatives ou citoyennes visant à recréer du lien, de la solidarité et des espaces d’échange dans des environnements souvent marqués par l’anonymat et la fragmentation sociale.

Référence bibliographique :

ARTE. Solitude, un drame silencieux. Émission Tracks East. Documentaire audiovisuel. Allemagne : ARTE, 2025. Disponible en ligne sur YouTube. 

Référence bibliographique détaillée :

ARTE. Solitude, un drame silencieux. Documentaire diffusé dans le cadre de l’émission Tracks East, produit par ARTE, Allemagne, 2025. Réalisation consacrée aux phénomènes contemporains de solitude et d’isolement social dans les sociétés modernes, abordant les transformations des relations humaines, les impacts psychologiques du repli social, les effets des environnements numériques ainsi que les réponses collectives développées face à l’augmentation du sentiment de solitude. Disponible sur YouTube — ARTE.

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Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau | Documentaire | ARTE

Les applications numériques contemporaines sont ici analysées comme des environnements conçus pour capter, retenir et orienter l’attention humaine à travers les mécanismes neurobiologiques liés à la dopamine et aux circuits de récompense du cerveau. En s’appuyant sur les neurosciences, la psychologie comportementale et l’économie de l’attention, l’ensemble montre comment les plateformes numériques exploitent les mécanismes du plaisir, de l’anticipation et de la gratification immédiate afin de maximiser l’engagement des utilisateurs. 

Les réflexions développées interrogent les logiques de conception des réseaux sociaux, des notifications, des flux infinis et des systèmes de recommandation algorithmique. Les comportements numériques quotidiens — scroll, likes, vidéos courtes, récompenses variables — y apparaissent comme le résultat de stratégies industrielles visant à prolonger le temps de connexion et à renforcer certaines formes de dépendance comportementale. 

Sont notamment abordés :

  • les mécanismes de la dopamine et de la récompense ;
  • l’économie de l’attention ;
  • les stratégies de captation cognitive des plateformes ;
  • les notifications et systèmes de gratification instantanée ;
  • les effets des réseaux sociaux sur les comportements ;
  • les formes contemporaines d’addiction numérique ;
  • les logiques algorithmiques de recommandation ;
  • les impacts psychologiques et sociaux des environnements numériques. 

À travers une approche critique et pédagogique, cette réflexion met également en évidence les rapports de pouvoir entre les grandes entreprises technologiques et les utilisateurs, tout en questionnant les effets de ces architectures numériques sur la concentration, le libre arbitre, les relations sociales et la santé mentale dans les sociétés hyperconnectées contemporaines. 

Référence bibliographique :

ARTE. Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau. Documentaire télévisé. Allemagne, 2025. Disponible jusqu’au 18 octobre 2026. 

Référence bibliographique détaillée :

ARTE. Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau. Documentaire diffusé par ARTE, Allemagne, 2025. Documentaire consacré aux mécanismes neuropsychologiques mobilisés par les applications numériques et les réseaux sociaux afin de capter l’attention des utilisateurs, ainsi qu’aux effets cognitifs, comportementaux et sociétaux de l’économie numérique de l’attention. Disponible en ligne jusqu’au 18 octobre 2026 sur YouTube — ARTE Documentaires.

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Les centres commerciaux américains sont-ils redevenus le repaire des jeunes ?

Rejoindre des amis, assister à un concert ou participer aux événements organisés par des boutiques : la génération Z passe du temps dans les centres commerciaux, bien plus que ses aînés. Une nouvelle clientèle qui n’inverse cependant pas le déclin progressif de ces lieux dans le pays.


Pendant la pandémie de Covid-19, l’âge d’or des centres commerciaux – dans les années 1980 – semblait n’être qu’un vague souvenir aux États-Unis. L’importance croissante des achats en ligne depuis une vingtaine d’années, la crise économique de 2008 et les confinements successifs ont entraîné une descente aux enfers de ces galeries marchandes géantes.

Mais, en quelques années, l’espoir est revenu chez les gestionnaires américains avec l’arrivée d’une nouvelle clientèle. “Si les centres commerciaux n’ont plus la cote auprès des seniors, ils sont en train de s’imposer comme le nouveau repaire de la génération Z et des milléniaux”, écrivait déjà en 2025 Business Insider.

Un retour inattendu qui s’explique, selon le média spécialisé, par une forte présence sur les réseaux sociaux, mais aussi “grâce aux partenariats avec des célébrités”. En s’associant avec le premier youtubeur du monde, MrBeast, en 2022, pour le lancement de son restaurant de burgers, l’American Dream – deuxième centre commercial américain par la taille – avait vu affluer 10 000 fans.

Le lancement, quelques mois avant le confinement, de ce gigantesque complexe situé à quelques kilomètres de New York a été difficile. Mais, interrogée en 2025, “la direction [affirmait] avoir enregistré son meilleur taux de fréquentation en 2024, avec une circulation en hausse de 11 %”. Pour The Guardian, les jeunes de la génération Z “ne se rendent plus dans ces centres uniquement pour faire du shopping, mais aussi pour retrouver des amis et participer aux événements organisés par des boutiques”.

Des milliers de jeunes se sont notamment rendus au Mall of America, le plus grand centre commercial des États-Unis, pour voir les vedettes du groupe féminin de K-pop Katseye. Dans l’ensemble du pays, “58 % des 18-34 ans se rendent régulièrement dans un centre commercial, soit deux fois plus que les plus de 55 ans”, d’après un sondage Ipsos datant de 2024, cité par The New York Times.

Le quotidien américain nuance néanmoins le succès de ces structures : “Chaque année, une quarantaine de centres commerciaux mettent la clé sous la porte aux États-Unis.” “Seule une infime part s’en sort bien” sur les 900 centres ouverts dans le pays, précise Vince Tibone, directeur général du cabinet d’analyse Green Street et spécialiste du sujet.




Bibliographie

Courrier international / Publié le 27 mai 2026 à 11h38, mis à jour le 27 mai 2026 à 11h54

Créé en 1990, Courrier international est un hebdomadaire d’actualité qui propose à ses lecteurs une sélection du meilleur de la presse étrangère traduit en français. Chaque semaine, le journal explore des sujets politiques, économiques, sociétaux, scientifiques et culturels à travers plus de 1 500 sources du monde entier : médias tout en ligne, journaux et blogs servent à alimenter quotidiennement le travail des journalistes de la rédaction. Défricheur de nouvelles tendances, Courrier international s’intéresse aussi aux nouvelles technologies et à leur diffusion dans la société. Grâce à ses images, vidéos, cartoons et infographies du monde entier, le site web de Courrier international permet au lecteur de porter un regard décalé sur l’actualité et de prendre connaissance de la diversité des points de vue de la presse étrangère sur les débats en France et ailleurs.En savoir plus sur notre publication >»L’Agence Courrier >>>Contacter la rédaction de Courrier international >>> Contacts Annonceurs

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L’Inde va-t-elle sauter l’étape des énergies fossiles pour entrer directement dans l’ère électrique ?

Le développement économique a longtemps été associé à une trajectoire considérée comme presque universelle : industrialisation massive, exploitation du charbon, dépendance au pétrole et au gaz, puis transition progressive vers des énergies plus propres une fois la prospérité atteinte. Cette réflexion interroge la possibilité qu’un pays comme l’Inde emprunte désormais une voie différente, en accédant directement à une économie davantage fondée sur l’électricité et les énergies renouvelables plutôt que sur une longue phase dominée par les combustibles fossiles. 


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POURSAIN, Clément. « L’Inde va-t-elle sauter l’étape des énergies fossiles pour entrer directement dans l’ère électrique ? ». Slate.fr, rubrique Monde, publié le 23 mai 2026 à 9h55. Analyse consacrée aux transformations du modèle énergétique indien et à la possibilité d’un développement économique davantage fondé sur l’électrification et les énergies renouvelables que sur une dépendance prolongée aux combustibles fossiles. Le texte s’appuie notamment sur une analyse du groupe de réflexion Ember relayée par Forbes et examine les enjeux industriels, technologiques, géopolitiques et environnementaux liés à l’évolution du système énergétique indien dans un contexte mondial de transition énergétique.