Wild Modus
Wild Modus rassemble des recherches, expérimentations collectives, références, intuitions, systèmes, objets, techniques et observations issus de domaines multiples : architecture, design, fabrication, construction, anthropologie, société, économie politique, technologies, usages, matières, territoires, culture visuelle ou outils numériques.
Pensé comme un espace libre d’exploration et de collecte, ce projet accueille aussi bien des pistes concrètes que des hypothèses inachevées, des essais, des archives, des réflexions prospectives, des documents techniques ou des formes émergentes encore instables. Certains contenus pourront trouver une application directe, d’autres resteront simplement comme traces d’une époque, d’une idée ou d’une tentative.
Wild Modus fonctionne avant tout comme un recueil transversal sans objectif unique ou finalité strictement définie. Il s’agit moins de produire des réponses que d’accumuler, relier, observer et conserver des éléments susceptibles de nourrir une compréhension plus large des transformations contemporaines.
L’ensemble compose progressivement une matière ouverte, évolutive et collective donnant une lecture du présent et laissant apparaître, parfois de manière imprévue, certaines intuitions ou directions possibles pour demain.
| Responsable | Nathan Vandergeeten |
|---|---|
| Dernière mise à jour | 23/05/2026 |
| Temps d'achèvement | 2 heures 31 minutes |
| Membres | 2 |
Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau | Documentaire | ARTE
Les applications numériques contemporaines sont ici analysées comme des environnements conçus pour capter, retenir et orienter l’attention humaine à travers les mécanismes neurobiologiques liés à la dopamine et aux circuits de récompense du cerveau. En s’appuyant sur les neurosciences, la psychologie comportementale et l’économie de l’attention, l’ensemble montre comment les plateformes numériques exploitent les mécanismes du plaisir, de l’anticipation et de la gratification immédiate afin de maximiser l’engagement des utilisateurs.
Les réflexions développées interrogent les logiques de conception des réseaux sociaux, des notifications, des flux infinis et des systèmes de recommandation algorithmique. Les comportements numériques quotidiens — scroll, likes, vidéos courtes, récompenses variables — y apparaissent comme le résultat de stratégies industrielles visant à prolonger le temps de connexion et à renforcer certaines formes de dépendance comportementale.
Sont notamment abordés :
- les mécanismes de la dopamine et de la récompense ;
- l’économie de l’attention ;
- les stratégies de captation cognitive des plateformes ;
- les notifications et systèmes de gratification instantanée ;
- les effets des réseaux sociaux sur les comportements ;
- les formes contemporaines d’addiction numérique ;
- les logiques algorithmiques de recommandation ;
- les impacts psychologiques et sociaux des environnements numériques.
À travers une approche critique et pédagogique, cette réflexion met également en évidence les rapports de pouvoir entre les grandes entreprises technologiques et les utilisateurs, tout en questionnant les effets de ces architectures numériques sur la concentration, le libre arbitre, les relations sociales et la santé mentale dans les sociétés hyperconnectées contemporaines.
Référence bibliographique :
ARTE. Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau. Documentaire télévisé. Allemagne, 2025. Disponible jusqu’au 18 octobre 2026.
Référence bibliographique détaillée :
ARTE. Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau. Documentaire diffusé par ARTE, Allemagne, 2025. Documentaire consacré aux mécanismes neuropsychologiques mobilisés par les applications numériques et les réseaux sociaux afin de capter l’attention des utilisateurs, ainsi qu’aux effets cognitifs, comportementaux et sociétaux de l’économie numérique de l’attention. Disponible en ligne jusqu’au 18 octobre 2026 sur YouTube — ARTE Documentaires.
Module Modus
Voir toutFace à l’intensification des catastrophes climatiques et à la pression croissante sur le logement, les constructions modulaires et industrialisées connaissent un développement rapide au Portugal. Utilisés aussi bien pour le relogement d’urgence que pour des projets résidentiels, médicaux ou tertiaires, les modules préfabriqués et conteneurs maritimes apparaissent comme des solutions capables de répondre aux enjeux contemporains de rapidité, de coût et d’adaptabilité.
Le document met en lumière l’évolution des perceptions autour de l’habitat modulaire, désormais considéré comme une alternative crédible à la construction traditionnelle dans certains contextes. Grâce à des procédés industrialisés, une grande partie des éléments constructifs est fabriquée en atelier puis assemblée sur site, permettant une réduction importante des délais de chantier et une meilleure maîtrise des coûts.
Les exemples présentés montrent également comment ces systèmes constructifs participent au développement de nouvelles stratégies de résilience urbaine, particulièrement dans les situations post-catastrophe, tout en ouvrant des perspectives plus larges pour l’évolution des modes de construire contemporains.
Référence bibliographique :
« Logement. Habiter dans un conteneur ? Face aux sinistres, l’habitat modulaire gagne du terrain au Portugal ». Courrier international, 16 mai 2026.
Référence bibliographique détaillée :
COURRIER INTERNATIONAL. « Logement. Habiter dans un conteneur ? Face aux sinistres, l’habitat modulaire gagne du terrain au Portugal ». Courrier international, rubrique Société / Portugal / Logement, publié le 16 mai 2026 à 13h21 et mis à jour le 16 mai 2026 à 17h44. Article consacré à l’essor des constructions modulaires, préfabriquées et réalisées à partir de conteneurs maritimes dans le contexte des catastrophes climatiques et de la crise du logement au Portugal.
Gouvernance
Voir toutL’article retrace l’histoire singulière de Freistadt, une petite ville autrichienne dont l’organisation sociale et économique reste profondément liée à la bière depuis le Moyen Âge. Dès 1363, le duc Rodolphe IV accorde aux citoyens le droit de brasser leur propre bière. Ce privilège était réservé aux propriétaires de maisons situées à l’intérieur des remparts, créant ainsi un lien direct entre propriété immobilière, statut social et activité économique. Au XVIIIe siècle, les habitants rachètent collectivement une brasserie extérieure à la ville et institutionnalisent un modèle communal unique : chaque maison du centre historique devient associée à des parts de la brasserie.
Sur le plan économique, la brasserie fonctionne selon une logique coopérative ancienne. Les parts ne sont pas exprimées en pourcentage mais en « seaux » (« Eimer »), ancienne unité de mesure correspondant à 56 litres. La valeur des droits dépend historiquement de la taille des maisons. Aujourd’hui encore, les propriétaires perçoivent une rémunération, désormais financière et non plus en bière. Ce modèle favorise une économie relativement stable et enracinée localement : les bénéfices sont largement réinvestis dans l’entreprise plutôt que distribués massivement aux actionnaires. La possession d’une maison dans la vieille ville augmente également la valeur du bien immobilier grâce au prestige associé à la copropriété de la brasserie.
Du point de vue de la gouvernance, Freistadt constitue un exemple rare de gouvernance communautaire héritée d’un système préindustriel. Les propriétaires disposent d’un droit de vote et participent chaque année à une assemblée générale examinant les résultats de la brasserie. L’administrateur agit comme représentant des copropriétaires et peut intervenir dans la gestion si celle-ci ne correspond plus aux attentes collectives. Le pouvoir économique reste donc fortement ancré dans la communauté locale, contrairement aux modèles industriels contemporains dominés par des groupes internationaux.
Anthropologiquement, l’article montre comment une activité économique peut devenir un élément structurant de l’identité collective. La brasserie dépasse la simple fonction de production : elle agit comme symbole culturel, mémoire historique et facteur d’appartenance sociale. Les habitants se disent fiers d’être copropriétaires de cette institution, ce qui explique la rareté des ventes immobilières dans le centre historique. L’héritage brassicole participe ainsi à la cohésion sociale, à la transmission intergénérationnelle et à la construction d’une identité urbaine spécifique. La ville apparaît comme un exemple de patrimoine vivant où économie, culture et organisation sociale restent intimement liées.
HANNSOLER, Lara, « La dernière ville-brasserie d’Europe », Courrier international, n° 1852, du 30 avril au 6 mai 2026, traduction d’un article publié dans Wiener Zeitung le 13 mars 2026.
Machine Modus
Voir toutÀ l’heure où les contenus générés par l’intelligence artificielle envahissent progressivement les plateformes numériques, ce documentaire interroge les transformations profondes du Web contemporain et les conséquences culturelles, économiques et politiques de cette automatisation massive de l’information. Entre promesse technologique et saturation numérique, il questionne la capacité d’Internet à demeurer un espace de connaissance, de création et de circulation du savoir.
Le récit met en lumière la prolifération de contenus synthétiques produits automatiquement : livres générés sans auteur réel, musiques créées par algorithmes, vidéos automatisées, faux influenceurs ou systèmes de désinformation amplifiés par l’IA. À travers plusieurs enquêtes et expérimentations, il révèle également les réalités souvent invisibilisées derrière ces technologies, notamment le travail humain précaire mobilisé pour entraîner et modérer les intelligences artificielles.
Sont notamment abordés :
- la génération automatisée de contenus numériques ;
- les transformations culturelles du Web ;
- la désinformation et les contenus synthétiques ;
- les enjeux économiques des plateformes numériques ;
- les modèles d’exploitation liés à l’intelligence artificielle ;
- les impacts sur la création, la connaissance et l’information ;
- les rapports entre innovation technologique, pouvoir et contrôle des données ;
- l’avenir d’un Internet libre et ouvert.
À travers une approche à la fois critique, pédagogique et prospective, l’ensemble interroge la manière dont l’intelligence artificielle transforme notre rapport au réel, à la confiance, à la création et à la valeur même de l’information dans les environnements numériques contemporains.
Référence bibliographique :
SIXTUS, Mario. Internet ou la grande intoxication par l’IA ?. Documentaire télévisé. Allemagne : ARTE, 2025, 52 min.
Référence bibliographique détaillée :
SIXTUS, Mario. Internet ou la grande intoxication par l’IA ?. Documentaire réalisé par Mario Sixtus. Production ARTE, Allemagne, 2025, 52 minutes. Documentaire consacré aux transformations contemporaines du Web sous l’effet de la prolifération des contenus générés par intelligence artificielle, aux enjeux de désinformation, aux modèles économiques des plateformes numériques ainsi qu’aux impacts culturels, sociaux et politiques de l’automatisation des contenus en ligne. Disponible jusqu’au 30 décembre 2025 sur les plateformes d’ARTE.
Work Modus
Voir toutLa croissance économique est ici interrogée comme fondement central des sociétés contemporaines et comme horizon présenté depuis des décennies comme indispensable au progrès collectif. À travers une approche scientifique et critique, cette réflexion questionne les limites écologiques, sociales et matérielles d’un modèle reposant sur l’augmentation continue de la production, de la consommation et de l’exploitation des ressources.
Les analyses développées explorent les notions de sobriété, de post-croissance et de décroissance, non comme simples slogans idéologiques, mais comme hypothèses économiques et sociétales envisageables face aux crises climatiques, énergétiques et environnementales actuelles. L’ensemble examine les risques, les tensions et les transformations qu’impliquerait une réduction volontaire de certaines activités économiques dans les sociétés industrialisées.
Sont notamment abordés :
- les fondements historiques de la croissance économique ;
- les limites écologiques des modèles productivistes ;
- les enjeux énergétiques et climatiques ;
- les concepts de sobriété et de décroissance ;
- les rapports entre consommation, prospérité et bien-être ;
- les dépendances structurelles des économies contemporaines ;
- les risques sociaux et politiques liés aux transitions économiques ;
- les alternatives possibles aux modèles de croissance infinie.
À travers des analyses économiques, scientifiques et philosophiques, l’ensemble invite à repenser les notions de richesse, de progrès et de prospérité dans un monde confronté aux limites physiques de ses ressources et aux déséquilibres produits par les logiques de croissance permanente.
Référence bibliographique :
ARTE. Que risquerait-on à faire décroître l’économie ?. Série documentaire scientifique. Allemagne : ARTE, 2024, 25 min.
Référence bibliographique détaillée :
ARTE. Que risquerait-on à faire décroître l’économie ?. Série documentaire scientifique produite par ARTE, Allemagne, 2024, 25 minutes. Réflexion consacrée aux limites du modèle de croissance économique contemporaine, aux enjeux écologiques et énergétiques ainsi qu’aux concepts de sobriété, de post-croissance et de décroissance dans les sociétés industrialisées. Disponible jusqu’au 12 mai 2027 sur les plateformes numériques d’ARTE.
Ψ modus
Voir toutLes applications numériques contemporaines sont ici analysées comme des environnements conçus pour capter, retenir et orienter l’attention humaine à travers les mécanismes neurobiologiques liés à la dopamine et aux circuits de récompense du cerveau. En s’appuyant sur les neurosciences, la psychologie comportementale et l’économie de l’attention, l’ensemble montre comment les plateformes numériques exploitent les mécanismes du plaisir, de l’anticipation et de la gratification immédiate afin de maximiser l’engagement des utilisateurs.
Les réflexions développées interrogent les logiques de conception des réseaux sociaux, des notifications, des flux infinis et des systèmes de recommandation algorithmique. Les comportements numériques quotidiens — scroll, likes, vidéos courtes, récompenses variables — y apparaissent comme le résultat de stratégies industrielles visant à prolonger le temps de connexion et à renforcer certaines formes de dépendance comportementale.
Sont notamment abordés :
- les mécanismes de la dopamine et de la récompense ;
- l’économie de l’attention ;
- les stratégies de captation cognitive des plateformes ;
- les notifications et systèmes de gratification instantanée ;
- les effets des réseaux sociaux sur les comportements ;
- les formes contemporaines d’addiction numérique ;
- les logiques algorithmiques de recommandation ;
- les impacts psychologiques et sociaux des environnements numériques.
À travers une approche critique et pédagogique, cette réflexion met également en évidence les rapports de pouvoir entre les grandes entreprises technologiques et les utilisateurs, tout en questionnant les effets de ces architectures numériques sur la concentration, le libre arbitre, les relations sociales et la santé mentale dans les sociétés hyperconnectées contemporaines.
Référence bibliographique :
ARTE. Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau. Documentaire télévisé. Allemagne, 2025. Disponible jusqu’au 18 octobre 2026.
Référence bibliographique détaillée :
ARTE. Dopamine, comment les applis piègent notre cerveau. Documentaire diffusé par ARTE, Allemagne, 2025. Documentaire consacré aux mécanismes neuropsychologiques mobilisés par les applications numériques et les réseaux sociaux afin de capter l’attention des utilisateurs, ainsi qu’aux effets cognitifs, comportementaux et sociétaux de l’économie numérique de l’attention. Disponible en ligne jusqu’au 18 octobre 2026 sur YouTube — ARTE Documentaires.